Pour comprendre comment les fortes chaleurs impactent le trafic de vos trains, je vous propose de faire le point ensemble dans cet article.
L’été s’installe, et avec lui, son lot de défis pour le réseau ferroviaire. Les vagues de chaleur intense mettent à rude épreuve les infrastructures, perturbant la circulation des trains et imposant des ralentissements sur les lignes.
Les conséquences sur les rails
Composés principalement d’aciers, les rails sont particulièrement sensibles à la chaleur et leur température varie très rapidement.
Pour vous donner un ordre d’idée, une chaleur de 37° à l’extérieur, peut entrainer l’augmentation de la température du rail jusqu’à 55° ! L’acier des voies peut alors se dilater et se déformer.
Le rail s’étire,s’amincit et s’ondule. Ce phénomène fragilise l’installation et modifie le contact rail/roue nécessaire à la traction et au freinage des trains.
C’est pourquoi, pour votre sécurité et pour contrer les effets de la chaleur nous adaptons la vitesse de vos trains.
Des mesures de précautions pour garantir votre sécurité
L’augmentation des températures nous oblige donc à mettre en place des procédures de sécurité. Ces mesures comportent notamment la réduction de vitesse et la non-desserte de certaines gares.
Et c’est exactement ce qui peut se passer pour les gares d’Ivry-sur-Seine, Vitry-sur-Seine et Les Ardoines.
La voie 1 bis utilisée par vos conducteurs pour desservir ces gares est particulièrement sensible aux hausses de température.
La signalisation impose alors la réduction de la vitesse des trains et vos conducteurs ont pour indication de rouler à moins de 30km/h.
Tout ceci n’est pas sans conséquence, car ces limitations de vitesse engendrent une perte de temps importante sur le trafic. C’est pourquoi, afin de limiter l’impact de retard trop important sur la ligne, certains trains sont rendus directs.
La non-desserte des trois gares intermédiaires est donc destinée à limiter l’allongement des temps de parcours.
Pour vous aider à mieux comprendre, je vous propose de regarder cette vidéo explicative :
Mais, alors, jusqu’à quand cela va-t-il durer ?
Tant que les températures des rails contrôlés par nos équipes dépassent la température réglementée, les trains seront obligés de mettre en place ces « zones de ralentissement ».
En effet, il faut comprendre que lorsqu’on parle de canicule, la température varie très peu et ne baisse pas, restant ainsi pour le rail trop élevée.
Nos équipes sont mobilisées pour réduire au mieux les conséquences de ces fortes températures et pour garantir un trafic fluide.
C’est pourquoi, afin de pallier ces différents risques, des travaux sont rapidement entrepris pour éviter ces épisodes.
Vous l’aurez compris, les conditions météorologiques font l’objet d’une attention particulière pour déclencher, si besoin, des mesures visant à garantir votre sécurité ; et pour ainsi, retrouver rapidement des conditions de circulation normales.
Pensez à vous hydrater avant et pendant votre trajet.
Des fontaines à eau sont présentes dans vos gares de Versailles Château Rive-Gauche ; Javel ; Paris Austerlitz ; Bibliothèque François Mitterrand ; Massy Palaiseau et Juvisy ⛲.

Si vos équipes sont aussi mobilisées que vendredi dernier, on n’est pas sortis de l’auberge.
La gestion de cet incident a été tout simplement inadmissible. Les rares informations étaient contradictoires et le compte X était complètement à la dérive. On est en 2026 comment peut-on encore être aussi mauvais sur l’info voyageur !!
Et évitez de rejeter la faute sur les voyageurs descendus des trains, comme on a pu l’entendre. C’était largement prévisible dans des rames bondées et surchauffées. D’autant plus quand ce sont les conducteurs eux-mêmes qui demandent aux passagers de sortir face à une situation devenue totalement ubuesque.
Le plus consternant, c’est qu’on subit depuis des mois des travaux extrêmement pénalisants pour un résultat pareil. Avec déjà deux incidents assez extrême depuis le début de l’année ayant conduit à une interruption totale du trafic jusqu’à la fin de service, il y a sérieusement de quoi s’interroger sur le sérieux de ce qui est mis en place. Je n’ai pas le souvenir d’avoir vécu ça sur d’autres lignes, en tout cas certainement pas avec une telle fréquence. Sur le RER C, cela devient presque une habitude.
Et le pire dans tout ça, c’est qu’à l’évidence vous ne tirez absolument aucune leçon des incidents précédents.
Je note par ailleurs que le directeur du RER D s’est exprimé publiquement après les incidents du 6 mai sur sa ligne. Aurons-nous, nous aussi, ce “privilège” de la part de la direction du RER C, ou faudra-t-il encore se contenter de quelques messages vagues, voir de leur absence totale ?
Et la clim ?
Un trajet plus long soit, mais rendez le au moins supportable…
le 22 mai c’était un coup de chaud sur les rails ou sur un caténaire en bout de course ? Les seules informations à Bibliothèque François Mitterrand étaient trafic interrompu après Choisy-le-Roi, prenez les itinéraires alternatifs pour aller plus loin. Annonces inaudibles Au final pas moyen non plus d’aller à Choisy-le-Roi. Personne pour renseigner en gare ou sur les quais.Une gestion au top d’un incident important. Pour les contrôles de titres de transports en revanche il y avait foule en début de mois.
Ha oui belle mobilisation ce soir, bravo.
Le chao total !!! Le top lorsqu’à juvisy on nous à fait monter dans un dourdan indiqué omnibus jusqu’à bretigny qui s’est revelé être direct sans qu’aucune annonce (j’insulte dessus) soit faite les gens etaient fous !!!
Il y’avait 800 personnes (je n’exagère pas) à s’entasser dans le petit tunnel de bretigny et sur le quai, à attendre 30 minutes un train dans l’autre sens !!
Et bien sûr strictement aucune information ou prise en charge, aucune !!!!
Je rejoins les personnes qui parlaient d’êtrire à leur maire ce qu’il se passe depuis des mois est de l’incompétence !!
Bonjour,
pas ravis de découvrir que les problèmes persistent sur la voie 1bis, vous n’étiez pas censés les traiter avec les travaux l’an dernier ?
Par ailleurs, les autres risques causés par les fortes chaleurs ne sont pas évoqués dans cet article. Ils sont pourtant bien réels.
Par exemple, là où elle n’a pas été régénérée, la superstructure centenaire portant la caténaire est inapte à supporter les très fortes chaleurs : dès 32 à 34°C à l’ombre les contrepoids sont par terre et la caténaire se détend de trop, imposant une limitation temporaire de vitesse à 100 km/h voire moins.
Enfin, l’un des plus importants concerne le risque de malaise : environ 30% des rames du RER C, les Z 20900, sont rafraîchies. Les voyageurs qui sont debout dans des rames non rafraîchies sont exposés à des risques de malaise, il faut donc plus que jamais veiller à garantir l’emport des différentes zones en cas de suppression pour éviter des malaises dans des trains bondés où des personnes fragiles n’arrivent pas à s’asseoir.
Et même les rames rafraîchies sont à double tranchant comme on a pu le voir vendredi dernier à Villeneuve-le-Roi dans le BOBA : en cas de coupure de courant la ventilation réfrigérée s’arrête et ces trains deviennent inhabitables en quelques minutes, et il est NORMAL que les voyageurs cherchent à en descendre même si le train est immobilisé en pleine voie. S’il y avait fallu attendre les équipes d’évacuation il y aurait eu des dizaines de malaises…
En conséquence, CIRCULE appelle à une vigilance renforcée dès que la température dépasse les 30°C à l’ombre (ex. éviter la forte affluence aux heures de pointe après une suppression), et déconseille aux personnes vulnérables de prendre le RER C par plus de 35°C à l’ombre sauf raison impérative, la situation pouvant devenir dangereuse en cas de blocage et d’arrêt prolongé voire de rupture d’alimentation électrique.
Bonjour
Des dispositifs existent depuis bien longtemps pour palier la dilatation des rails et des caténaires en cas de fortes chaleurs:
rails : joints de dilatation, où les 2 rails contigus glissent l’un à côté de l’autre.
caténaires : contrepoids disposés tous les 500 m environ assurant une tension constante au fil de contact.
La chaleur a très peu d’impact sur les installations ferroviaires, à conditions que celles bénéficient d’une maintenance régulière (c’est peut-être là le problème).
Merci beaucoup……….
Je constate que les gares d’Ivry, Vitry et les Ardoines sont non desservies pour des multiples raisons :
canicule
travaux
feuilles mortes
manque de conducteur
gel
neige
pluie
orage
chute d’arbres
chat qui traverse la voie
oiseaux qui chantent
Une zone de presque 170 000 habitants étant la variable d’ajustement de toute la ligne
Le projet Y et G ne changeront rien, ça restera la même chose pas plus de trains et on restera la variable d’ajustement
Banlieusards de dernière catégorie dont certains secteur est un no man s land de transport en commun
Le père P Bouyssou, le père P Bell-Lloch, le père L Probst et la mère V Pécresse trouvent ça normal !
À chaque campagne du remboursement du RER C, nous ne sommes pas éligibles !
L’avantage, c’est qu’on peut remettre le même article chaque année, maintenant…
J’ai une suggestion, elle vaut ce qu’elle vaut, elle est peut-être stupide mais je tente le coup :
Et si SNCF mettait le long des rails ces sortes de « tuyaux d’arrosage » qu’on trouve dans les jardins publics ? Ces tuyaux qui ont un gicleur (pas un goutte à goutte) à chaque mètre. Ou pourquoi pas un « tchac tchac tchac » de pelouse pour un arrosage plus large sur les 4 voies.
Sur la partie Sud qui longe la Seine, le fleuve fournirait des mètres cubes « infinis » d’eau non potable pour rafraichir la ligne. Après, entre les « ~sur Orge » (le canal), les villes pas loin d’un canal ou de l’Yvette etc., il y a peut-être quelque chose à imaginer pour limiter la température des rails aux heures les plus chaudes ?
Puis on les « vide » (propulsion d’air par exemple) pour qu’ils ne soient pas endommagés en cas de gel (qu’on n’a pas vu cette année).
Voilà, je pose ça là… 🙂
Cordialement,
/gs
J’aime votre idée Gilles S 😊