Lundi soir, une panne de signalisation dans le secteur de Musée d'Orsay a fortement perturbé les circulations sur l'ensemble du RER C.
Une panne de signalisation dans le secteur de Musée d’Orsay a d’abord fortement perturbé les circulations en pleine heure de pointe. Alors que la situation commençait à se rétablir, un train Intercités est à son tour tombé en panne à proximité de Bibliothèque François-Mitterrand, compliquant à nouveau la circulation.
18h11 : une panne de signalisation au cœur de Paris
À 18h11, une anomalie est détectée sur une partie du système de signalisation à la sortie de Musée d’Orsay.
Ce système permet notamment de détecter la présence des trains et de garantir leur espacement en toute sécurité. Lorsqu’une anomalie est détectée, les trains ne peuvent donc plus circuler normalement dans le secteur concerné.
La circulation est fortement perturbée entre Invalides et Paris-Austerlitz, dans les deux sens.
Un agent spécialisé est immédiatement appelé pour rechercher l’origine du problème. Il arrive sur place à 18h55.
Pendant ce temps, nous cherchons à maintenir autant de circulations que possible, en adaptant le passage des trains dans le secteur concerné.
Comment continuer à faire circuler des trains malgré la panne ?
L’incident se produit sur une partie particulièrement stratégique du RER C : le tronçon parisien emprunté par les trains reliant les différentes branches de la ligne.
Pour continuer à faire circuler certains trains, plusieurs adaptations sont mises en place.
La desserte de Saint-Michel–Notre-Dame est temporairement interrompue et certains trains sont détournés de leur itinéraire habituel. Des trains peuvent ainsi continuer leur parcours en contournant la zone concernée. La ligne V, entre Versailles-Chantiers et Massy-Palaiseau, a notamment permis de faire passer certains trains du RER C.
Ces adaptations permettent de maintenir une partie du service, mais réduisent le nombre de trains pouvant traverser Paris et désorganisent progressivement les circulations sur les différentes branches.
C’est notamment ce qui explique que les conséquences de l’incident se fassent ressentir jusqu’à Saint-Quentin-en-Yvelines, alors que la panne se situe à Musée d’Orsay.
La fermeture temporaire de Saint-Michel–Notre-Dame est également envisagée pour faciliter ces adaptations. Sa mise en œuvre s’avère toutefois difficile en raison de la présence continue de voyageurs dans la gare.
18h58 : la signalisation fonctionne de nouveau
À 18h58, un premier train franchit la zone et permet de constater que le système de signalisation fonctionne de nouveau normalement.
Par précaution, le passage d’un second train permet de confirmer ce rétablissement.
Les équipes procèdent alors au nettoyage et à la vérification des installations avant de confirmer leur bon fonctionnement.
Les circulations peuvent alors progressivement reprendre leur itinéraire habituel. Mais après plus de 30 minutes de fonctionnement fortement dégradé en pleine heure de pointe, le retour à la normale ne peut pas être immédiat.
À l’origine de la panne : des déchets présents sur la voie.
Canettes ou autres déchets métalliques peuvent, lorsqu’ils se retrouvent à certains endroits de la voie, perturber le système électrique utilisé pour détecter la présence des trains. Par sécurité, le système considère alors la zone comme occupée, même lorsqu’aucun train ne s’y trouve pas.
Une panne peut continuer d’avoir des conséquences, même après sa résolution.
Des trains ont été retardés, supprimés, limités ou détournés. Il faut donc progressivement les remettre dans leur parcours prévu et retrouver des intervalles réguliers sur l’ensemble de la ligne.
C’est ce qu’on appelle un effet domino : lorsqu’un train prend du retard, il peut empêcher ou retarder le train suivant, qui retarde à son tour le suivant, et ainsi de suite.
Résultat : même après le rétablissement de la signalisation, certains voyageurs ont encore subi jusqu’à environ une heure de retard sur leur trajet.
Alors que la situation s’améliore, un deuxième incident survient
La remise en place du service est en cours lorsqu’un deuxième événement, indépendant du premier, survient à proximité de Bibliothèque François-Mitterrand.
Cette fois, il concerne un train Intercités qui vient de quitter Paris-Austerlitz.
Une anomalie est détectée sous le train et celui-ci doit s’arrêter pour permettre à son conducteur d’effectuer des vérifications.
Son immobilisation entraîne de nouvelles adaptations des circulations dans le secteur de Bibliothèque François-Mitterrand.
Les RER C doivent emprunter les voies encore disponibles et Ivry-sur-Seine, Vitry-sur-Seine et Les Ardoines ne peuvent temporairement plus être desservies en direction de Juvisy.
Les voyageurs souhaitant se rendre dans ces gares pouvaient poursuivre jusqu’à Choisy-le-Roi, puis prendre un train dans l’autre sens pour revenir vers leur gare.
20h09 : le train peut repartir, mais des vérifications restent nécessaires
Les vérifications permettent d’identifier l’origine du problème : une chaîne située sous le train pend anormalement et a pu entrer en contact avec les équipements de la voie.
À 20h09, le train peut être remis en circulation.
Mais son départ ne signifie pas encore la fin de l’incident.
Avant de faire circuler normalement les trains suivants, les équipes doivent s’assurer que le passage de l’Intercités n’a pas endommagé les installations ferroviaires.
Des vérifications sont donc réalisées sur les voies et les circulations restent adaptées pendant cette phase.
À 20h39, certaines mesures peuvent être levées et un premier train est autorisé à circuler avec précaution dans le secteur.
La circulation habituelle est ensuite rétablie progressivement.
22h05 : toutes les restrictions sont levées
À 21h30, une nouvelle étape permet de reprendre normalement les circulations sur une partie plus large du secteur.
À 22h05, les dernières restrictions sont finalement levées.
Cette soirée aura donc été marquée par deux événements successifs en pleine heure de pointe : une panne de signalisation à Musée d’Orsay, puis l’immobilisation d’un train Intercités à proximité de Bibliothèque François-Mitterrand, alors que les circulations étaient encore en cours de rétablissement.
Cette succession explique pourquoi les perturbations se sont prolongées pendant plusieurs heures sur différents secteurs du RER C.

Déposez le premier commentaire sur ce sujet
Pour commenter, vous n’avez désormais plus besoin de créer un compte ; seuls un pseudo et une adresse mail sont nécessaires.