Lundi 31 août, un accident grave de personne à proximité de Vitry-sur-Seine a interrompu une partie du RER C dès le début du service.
Pourquoi un incident à Vitry-sur-Seine peut-il avoir des conséquences jusqu’à Pontoise, Saint-Quentin-en-Yvelines ou dans le sud de la ligne ? Retour sur cette matinée.
5h06 : les circulations sont interrompues
À 5h06, le premier train de la matinée dans ce secteur est impliqué dans un accident de personne, quelques centaines de mètres avant la gare de Vitry-sur-Seine, dans le sens Province > Paris.
Le train s’immobilise après son passage en gare, alors que l’accident s’est produit environ 600 mètres avant celle-ci. Les circulations sont immédiatement arrêtées dans la zone afin de permettre l’intervention des secours et des autorités en toute sécurité.
À 5h29, une première information est diffusée aux voyageurs : le trafic est interrompu entre Juvisy et Paris Austerlitz dans les deux sens.
La situation évoluant, le périmètre de l’interruption est ensuite élargi : les trains en provenance de Juvisy et de Massy-Palaiseau ne circulent plus jusqu’à Invalides.
Pour continuer à faire circuler des trains là où cela reste possible, la ligne fonctionne alors par morceaux : des navettes ferroviaires sont notamment organisées entre Juvisy et Dourdan/Étampes et sur les branches à l’ouest et au Nord de la zone interrompue.
Des trains continuent ainsi de circuler sur les différentes branches du RER C, mais ne peuvent plus emprunter leur itinéraire habituel à travers Paris.
500 voyageurs à évacuer
Le train arrêté aux abords de la gare de Vitry sur Seine transporte environ 500 voyageurs. Leur évacuation débute à 7h00 et se termine à 7h24. Il reste alors à déplacer le train pour permettre un retour complet des circulations.
À 8h11, les secours ont quitté les voies. Les circulations peuvent progressivement reprendre sur les autres voies, mais le train impliqué doit encore être dégagé.
Mais une nouvelle difficulté apparaît : le train a été endommagé et ne peut pas repartir normalement.
Le train rencontre un problème de freinage et une organisation particulière doit être mise en place pour le déplacer. Deux conducteurs sont mobilisés et la rame doit être acheminée jusqu’à Paris-Austerlitz à une vitesse maximale de seulement 15 km/h.
Pourquoi les conséquences atteignent-elles Pontoise et Saint-Quentin ?
Pendant plusieurs heures, les trains qui auraient normalement dû traverser Paris ont été arrêtés, supprimés ou limités dans leur parcours.
Or, sur le RER C, un train qui traverse Paris le matin doit souvent repartir ensuite pour assurer une autre mission à l’autre extrémité de la ligne. Il en va de même pour les conducteurs, dont les journées sont organisées autour de plusieurs trains successifs.
Lorsqu’un train ne peut plus effectuer son parcours prévu, il n’arrive pas à l’endroit où il est attendu pour assurer la suite de son service. Après plusieurs heures d’interruption, ce phénomène se répète pour de nombreux trains et conducteurs : petit à petit, la ligne se désorganise.
Les conséquences peuvent ainsi se faire ressentir bien au-delà de Vitry-sur-Seine. La circulation doit notamment être interrompue entre Pontoise et Montigny-Beauchamp, ainsi qu’entre Viroflay-Rive-Gauche et Saint-Quentin-en-Yvelines.
Il ne s’agit pas de nouveaux incidents. Ces adaptations sont les conséquences directes de l’accident survenu à Vitry-sur-Seine et de la désorganisation qu’il a entraînée sur l’ensemble de la ligne.
Pour vous informer au plus près de la situation sur chaque axe, plusieurs messages distincts sont alors diffusés. Ils concernent des secteurs différents, mais ont tous la même origine : l’accident survenu à Vitry-sur-Seine.
9h50 : les voies sont libérées… mais tout n’est pas encore revenu à la normale
À partir de 9h21, le déplacement du train impliqué permet d’améliorer progressivement la situation dans le secteur de Vitry-sur-Seine.
À 9h50, toutes les voies sont à nouveau disponibles.
Mais après plus de quatre heures de perturbations, il faut du temps pour remettre toute la ligne en ordre : repositionner les trains et les conducteurs, rétablir les dessertes interrompues et retrouver progressivement des intervalles réguliers entre les trains.
Cette remise en place se poursuivra au cours de la journée. Le bilan d’exploitation indique notamment que certaines rames restées garées à différents endroits ont dû être repositionnées jusqu’à la pointe du soir.
Les conducteurs immobilisés pendant l’incident sont quant à eux restés auprès de leurs trains afin de pouvoir repartir dès que la circulation le permettait.
La reprise des circulations ne signifie pas un retour immédiat à la normale
La fin de l’intervention ne signifie pas que tous les trains peuvent immédiatement reprendre leur trajet prévu. Cette matinée l’illustre particulièrement.
- À 5 h 06, l’accident entraîne l’arrêt des circulations sur une partie de la ligne.
- À 7 h 24, les quelque 500 voyageurs présents dans le train sont évacués.
- À 8 h 11, les premières voies peuvent progressivement être rendues à la circulation.
- À 9 h 50, toutes les voies sont de nouveau disponibles.
Il faut ensuite du temps pour réorganiser l’ensemble de la ligne : replacer les trains et les conducteurs, puis rétablir progressivement les missions prévues.
C’est ce qui explique que des trains aient pu circuler de nouveau dans le secteur de Vitry-sur-Seine, alors que des suppressions, des limitations de parcours ou des perturbations continuaient d’être constatées sur d’autres axes du RER C.
Les dernières conséquences de l’incident se font notamment ressentir du côté de Saint-Quentin-en-Yvelines jusqu’à 14h40.
Au total, cet événement a impacté plus de 144 000 voyageurs.

Bonjour ,
Commençant de très bonne heure ce matin , j’étais dans le la rame de 5h30 au départ d’Etampes ce matin la .
Évidemment il fallait passer par la D pour rejoindre Paris , j’ai mis environ 2h30 pour arriver au Métro St Sulpice.
Mais vous oublier de relater deux choses :
Toute l’année dans ce même secteur le trafic est perturbé. Pourquoi ? Des individus ont accès aux voies entre Vitry , Choisy . Comment se fait il que l’accès ne soit pas plus sécurisé ?
Ma journée était terminée et je prend en général le train de 15 h à St Michel et devinez quoi ?
TRAIN SUPPRIMÉ. Pour quelle raison ? Accident de voyageur le matin même. Des trains ont été supprimé volontairement pour fluidifier le trafic. Des trains pour Juvisy et pour St Martin d’Etampes .
Par contre pour DOURDAN , aucune suppression et dire que la ligne St Martin ⏩️ St Quentin n’a pas été retenue pour la campagne de dédommagement, la ligne DOURDAN elle a été retenue. On se moque de qui ?
Je n’aurais aucune réponse à mes questions et surtout la personne et son staff qui dirige la ligne C est elle rentrée de vacances ? Car effectivement vous communiquez sur les incidents à répétions sur la ligne C c’est une nouveauté mais son directeur brille par son absence , et il serait intéressant et intelligent de proposer des solutions.
J’attends vos réponses . Merci
Cordialement
Bonjour,
la collision de lundi matin a été très violente car elle a impliqué un train direct qui circulait à plus de 100 km/h. Le témoignage, ancien, d’un ami agent de maintenance qui avait reçu une rame ainsi accidentée sur le RER D montre que les dégâts peuvent être importants. En l’occurrence le circuit de freinage a eu une fuite, d’après les informations recueillies sur les réseaux sociaux.
Trois points sont à regretter du point de vue de l’information voyageur.
D’abord, le délai d’annonce de l’accident de 23 minutes paraît difficilement compréhensible, même si l’accident a eu lieu à une heure à laquelle le community manager n’est pas en service, et le post sur X automatique. En effet, le conducteur a immédiatement rendu compte, le trafic a été immédiatement interrompu et a priori vous saviez rapidement de quoi il était question au COT, ou bien vous cherchiez à avoir plus de précisions sur l’accident de personne. Il me semble que l’autorité organisatrice vous accorde 3 minutes pour alerter d’une perturbation et 8 minutes pour expliquer de quoi il s’agit.
Ensuite, l’accident, que vous avez certes qualifié de « grave », a été compliqué par le fait que le train s’est retrouvé arrêté en pleine voie à plusieurs hectomètres de la gare du fait des circonstances de la collision, compliquant l’intervention des secours et la relève du conducteur. Mais qu’est-ce qui explique qu’il ait fallu quasiment deux heures pour lancer l’évacuation du train, reportant l’heure de remise en circulation des trains de 7 h 15 à 8 h ? N’était-il pas possible d’évacuer le train le temps de l’enquête de police ? L’astreinte secours a-t-elle été entravée par la circulation routière, car la loi ne vous autorise pas encore à utiliser des véhicules prioritaires comme la police ou les pompiers ?
Enfin, la restauration des circulations a été très progressive et vous avez omis de dire que la voie 2 était toujours bloquée après 8 h 11, contraignant le COGC à aiguiller tous les trains sur la voie 2 au plus fort de la pointe, alors que plus de 30 trains par heure se rendent vers Paris (24 RER C + 7 ou 8 TER et IC). Et comme vous l’aviez plus ou moins adroitement expliqué dans cet article, le seul moyen de tout faire passer sur les voies bis est de supprimer des RER C (au revoir ZANI, LARA et LULU) et de supprimer les arrêts entre Choisy-le-Roi et Bibliothèque-François-Mitterrand.
Dans un autre contexte, j’ai pu constater que le COT n’est pas toujours exact lorsque surviennent certains problèmes sur la ligne. Hier encore, j’étais dans un train qui stationnait dans une gare parisienne et le conducteur nous a mentionné un train en panne à Saint-Michel Notre-Dame qui a pu être évacué en moins d’un quart d’heure. En descendant sur le quai, le COT annonçait sur le quai qu’il y avait un problème de caténaire. Des usagers ayant rapporté ce fait sur les réseaux sociaux se sont fait traiter de menteurs par des professionnels…
On sent que ce n’est pas une avis Client, du tout du tout, mais d’un (ex) salarié ou d’un passionné de la SN…, ou de Antal (les maquettes), ou ou le nom qu’elle prend localement ?
Cette diatribe évoquant la connaissance de chaque minute, de chaque déroulé à la minute… mais alors, si elle est utile à la minute pour la technique, elle n’est d’aucun intérêt pour les Clients, à par des passionnés d’Antal.
Quelle compensation pour les clients ?
Quelle mesure de correction sur la ligne, et non la *description* a poteriori ?
Bonjour,
il s’agit bien de l’avis d’un usager renseigné bien plus que passionné qui fait partie de notre association, qui a été affecté par l’incident et a mobilisé tous les moyens et connaissances à sa disposition pour y voir plus clair, sans qu’il ait travaillé à la SNCF ni fait de modélisme ferroviaire.
Les motivations d’un avis aussi détaillé sont multiples.
Il s’agissait de rappeler quelle information a été reçue par les usagers et quand car elle n’a pas toujours été exacte, délivrée dans les temps et de nature à permettre la compréhension de ce qui se passait, au-delà des éléments de langage de l’article bien évidemment au service de l’exploitant.
Il s’agissait de poser des questions soulevées par l’article, par exemple pourquoi la restitution d’au moins une voie a été reportée de 7 h 15 (moyennement pénalisant) à 8 h (beaucoup plus pénalisant) ? À la lecture de l’article on comprend que quelque chose a pris plus de temps que prévu dans le traitement de l’accident mais on n’arrive pas à savoir quoi.
Enfin, cet avis est politisé car derrière les difficultés des équipes de secours et du centre opérationnel tiennent à plusieurs facteurs, à commencer par un manque de personnel et de moyens face à des exigences réglementaires, de production et de réputation croissantes.
La compensation financière que tant souhaiteraient relève d’une décision du conseil d’administration d’Île-de-France Mobilités, et seule une perturbation grave et persistante (ex. « crise des essieux » sur la ligne J) peut justifier le financement de l’indemnisation de certains abonnés hors des règles habituelles.
En revanche, un point sur lequel il faut se battre est la sectorisation des tronçons pour les rapports de ponctualité, très désavantageuse pour le val d’Orge car ces quatre gares sont dans le même « lot de ponctualité » que Juvisy et Brétigny, desservies plus fréquemment par des missions Dourdan et Étampes globalement plus fiables que les missions Brétigny aux heures de pointe.